Archive: mars, 2014

Dr. Ronald Worton

Dr Worton2Depuis 60 ans, Dystrophie musculaire Canada se consacre à trouver un moyen de guérir les maladies neuromusculaires et finance la recherche en ce sens. Au cours de notre histoire, et avec le soutien de nos donateurs et partenaires du domaine de la santé, nous avons soutenu financièrement des chercheurs canadiens de premier ordre ainsi que de grand projets internationaux qui ont permis de réaliser de grands progrès dans le traitement de ces maladies et d’aider les personnes qui en sont atteintes à vivre mieux et plus longtemps.

L’une des percées les plus importantes s’est produite en 1987, lorsque le Dr Ronald Worton, chercheur médical renommé et premier chef de la direction du dr-worton3Ottawa Hospital Research Institute, et son équipe du Hospital for Sick Children ont localisé le gène à l’origine des dystrophies musculaires de Duchenne et de Becker. Cette découverte a mené à d’autres recherches et à des essais cliniques en vue de mettre au point de nouveaux traitements thérapeutiques et curatifs et de meilleures pratiques diagnostiques. Le fait de découvrir que ces deux formes de dystrophie musculaire étaient causées par des mutations différentes dans un seul et même gène allait aussi donner un élan important à la recherche en ce domaine.

En avril 2014, le Dr Worton sera intronisé au Temple de la renommée médicale canadienne.

On trouvera plus d’information (en anglais) sur le Dr Worton au : http://ow.ly/uACeg

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La tradition des barrages routiers

Au cours des années, les pompiers canadiens, nos plus fidèles alliés, ont aidé Dystrophie musculaire Canada à financer la recherche et à fournir des services essentiels et des aides techniques aux personnes touchées par une maladie neuromusculaire. Ce partenariat de longue date continue d’être un pilier de notre histoire. Si, au fil des ans, les pompiers ont toujours fait preuve de beaucoup d’ingéniosité pour recueillir des fonds (concours de mangeurs d’ailes de poulet, lave-o-thons, tournées à moto, etc.), le moyen le plus souvent utilisé et le plus facilement reconnaissable est sans conteste le barrage routier. Même dans le cadre des plus récents événements-bénéfice, par exemple les campings sur le toit, c’est encore le barrage routier qui, le plus souvent, sert à récolter des fonds.

La photo ci-dessous, tirée du numéro du printemps 1966 du Muscular Dystrophy Reporter, montre cette « nouvelle technique amusante de recueillir les contributions ». (en anglais seulement)

Band Concert FtB spring issue 1966 p3

Les barrages routiers remontent au début des années 1950. Dans la région de Boston, au Massachusetts, un pompier rencontra un ami de longue date, lui aussi pompier, dont les deux garçons étaient atteints d’une maladie neuromusculaire. Le père ayant besoin d’argent pour payer leurs soins, les deux collègues se mirent à tendre leur tirelire aux passants et réussirent ainsi à recueillir la somme de 5 000 $. Très vite, cette pratique s’est répandue dans toute la ville et en 1954, lors du 22e congrès de l’International Association of Fire Fighters (IAFF), les deux pompiers de Boston firent campagne pour leur cause. L’IAFF s’est alors associée à la Muscular Dystrophy Association américaine pour se transférer par la suite à l’Association canadienne de la dystrophie musculaire, peu de temps après sa fondation.

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Le Conseil consultatif médical

D’abord créé sous le nom de Conseil consultatif médical en 1958, le Conseil consultatif médical et scientifique remet au conseil d’administration de Dystrophie musculaire Canada des avis, conseils et recommandations sur sa politique de recherche, ses programmes de subventions et son financement. Issus de toutes les régions du pays, chacun des membres de ce comité possède une expertise reconnue dans le domaine des maladies neuromusculaires. Ensemble, ils représentent les opinions et points de vue diversifiés du milieu des professionnels de la santé et de celui des patients.

Parue dans le Muscular Dystrophy Reporter d’avril 1958, la coupure de presse qui suit présente aux lecteurs le premier président du Conseil consultatif médical de l’époque, le Dr A.L. Chute (en anglais seulement).

 Founding of Medical Advisory Board

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Partenariats en action

cliniccropL’année dernière, une nouvelle initiative éducationnelle s’est tenue grâce au soutien de Dystrophie musculaire Canada. En collaboration avec deux hôpitaux pour enfants de Toronto, le Holland Bloorview et le SickKids, cette initiative a pris la forme d’une journée familiale pour les enfants, jeunes adultes et adultes atteints d’amyotrophie spinale (AS) ainsi que pour leurs parents et aidants. La Dre Reshma Amin explique comment l’idée de cette journée a vu le jour.

« Je travaille à la clinique de soins respiratoires complexes du Hospital for Sick Children avec le Dr Theo Moraes, Cathy Daniels, infirmière praticienne, Faiza Syed, inhalothérapeute, et Ellie Lathrop, travailleuse sociale. Notre équipe assure le suivi d’enfants qui dépendent des technologies respiratoires telles que les appareils à deux niveaux de pression positive et la ventilation invasive. Plusieurs de ces enfants ont une maladie neuromusculaire comme l’amyotrophie spinale et sont souvent suivis en même temps au Holland Bloorview Rehabilitation Hospital pour leurs soins neuromusculaires par la Dre Laura McAdam, coprésidente de cet événement, et son équipe. Un jour, à la clinique, pendant que nous discutions de la transition vers les soins de santé pour adultes, un adolescent a mentionné qu’il voulait aller à l’université et qu’il aimerait bien pouvoir parler à un autre jeune adulte atteint d’AS déjà à l’université. Ceci nous a fait penser qu’il serait intéressant d’organiser une activité familiale éducationnelle pour faciliter les échanges entre enfants atteints d’AS et leur permettre de parler de questions touchant « la vraie vie ».

L’activité a fait salle comble, avec une centaine de participants, la plupart de la région du Grand Toronto mais aussi de Thunder Bay (ON) et du Nouveau-Brunswick. L’objectif de la journée? « Sensibiliser davantage le milieu à l’amyotrophie spinale et mieux informer les aidants et les enfants atteints d’AS », explique la Dre Amin. « Nous voulions plus particulièrement rehausser les connaissances des familles et des enfants en ce qui concerne les impacts médicaux et psychosociaux de la maladie. Nous voulions aussi offrir un lieu de rencontre permettant de favoriser des relations de soutien entre les familles touchées. Enfin, nous voulions que les enfants et leur famille soit informés des recherches scientifiques en cours sur l’amyotrophie spinale. »

La journée a consisté à écouter de nombreux conférenciers, à participer à des discussions et à réseauter.

« Nos conférenciers sont reconnus internationalement pour leur travail dans le domaine de l’amyotrophie spinale. Le Dr John Bach, professeur de physiatrie et de réadaptation à l’University Hospital de Newark, au New Jersey, qui possède une expérience sans pareille des personnes atteintes d’AS, a fait un survol de la gestion respiratoire de l’AS qui avait de quoi faire réfléchir. Brian Weaver, MS, RRT-NPS, RPFT, inhalothérapeute et chef de département du Kimble Medical Center de Newark au New Jersey, a présenté une revue pratique des complications respiratoires et du rôle des technologies respiratoires pour les enfants atteints d’AS. Le Dr Alex Mackenzie, scientifique et clinicien du Children’s Hospital of Eastern Ontario, a offert une revue de haut niveau de la recherche sur l’amyotrophie spinale et des essais cliniques pour enfants qui en sont atteints, présentement en cours et prévus. Il y avait beaucoup d’autres conférenciers, dont Tracy Lacey, président de Fight SMA Canada, son mari Shawn et leur fille Tori, atteinte d’AS, qui ont donné un aperçu pratique de la vie avec un enfant atteint d’AS, depuis les modifications requises au domicile jusqu’aux questions touchant la scolarisation. Le DrAdam Rapoport, directeur médical de l’équipe de soins pédiatriques avancés du SickKids Hospital a renseigné les familles sur les services de soutien que l’hôpital offre aux enfants et aux familles. Karen Dunbar, spécialiste des services de Dystrophie musculaire Canada pour l’Ontario et le Nunavut, a offert un survol pragmatique et informatif des services et mesures de soutien que son organisme offre aux enfants et familles touchées par l’AS. La Dr Laura McAdam a parlé pour sa part du Canadian Neuromuscular Disease Registry, un registre de patients établi en vue d’aider les cliniciens et les scientifiques à améliorer les soins cliniques des enfants atteints de maladies neuromusculaires. Il y a aussi eu des sessions sur la façon de s’occuper d’un enfant atteint d’une maladie chronique, d’améliorer l’autonomie des adolescents qui ont une maladie chronique ainsi qu’un atelier réservé aux adolescents ayant l’AS. »

De l’avis d’Angela McGonigal, dont le fils, Owen, a l’amyotrophie spinale, la journée comportait de nombreux aspects intéressants, notamment le partage d’information sur la santé et la possibilité de réseauter avec des gens qui sont dans la même situation.

« Brian Weaver est un inhalothérapeute qui a travaillé étroitement avec le Dr Bach. C’est un ardent défenseur du recours aux appareils d’assistance à la toux pour les patients atteints d’AS. Lorsqu’un enfant AS est malade, il conseille d’utiliser l’appareil d’assistance à la toux aux trois heures pendant la journée, rappelle Angela. Il recommande aussi d’éviter l’oxygénothérapie puisqu’elle masque les problèmes de ventilation tels que les sécrétions. Il encourage la physiothérapie respiratoire et recommande de positionner le torse plus haut que la tête pour faciliter le drainage. »

L’information fournie par Karen Dunbar, la spécialiste des services de Dystrophie musculaire Canada pour l’Ontario et le Nunavut, a aussi été très utile. « Elle a parlé du financement disponible pour l’adaptation du domicile et du programme d’aides techniques. Les familles, médecins, thérapeutes, infirmières, travailleurs sociaux et autres personnes concernées par le suivi des patients AS étaient tous fort bien représentés. Ce fut une excellente occasion de s’informer, de réfléchir et de réseauter », ajoute Mme McGonigal.

La Dre Amin a aussi entendu des commentaires très positifs chez les participants. « L’un d’eux m’a dit qu’il se sentait informé, inspiré et connecté. À la fin de la journée, on nous a aussi demandé quand se tiendrait cette activité l’année prochaine. »

Clients, parents, aidants et professionnels médicaux, tous les participants ont appris quelque chose de neuf et rencontré des gens intéressants. Un événement a plus particulièrement marqué la Dre Amin  « C’était à la fin de la journée, lors d’un débat réunissant un panel d’adolescents et de jeunes adultes atteints d’amyotrophie spinale. Le public pouvait leur poser des questions et leurs réponses étaient éclairées et inspirantes. On a demandé à une jeune adulte atteinte Quelle est la chose que vous voudriez changer dans votre vie si vous le pouviez? Sa réponse : changer la façon dont les gens la regardent dans son fauteuil roulant. Elle rêve d’un monde où les enfants qui sont différents seraient mieux acceptés. Ses mots ont trouvé un écho chez tous ceux qui étaient présents. En tant que professionnel de la santé, voilà un objectif que nous devons tous contribuer à réaliser, pour le bien de ces enfants. »

« Nous espérons que les participants sont repartis avec de meilleures connaissances au sujet des soins et des complications respiratoires chez les enfants atteints d’amyotrophie spinale », ajoute la Dre Amin. « Nous voulions aussi les sensibiliser davantage à l’impact qu’a un enfant AS sur la famille, et plus particulièrement aux conséquences sociales et psychosociales de la maladie au moment des différentes transitions qui surviennent au cours d’une vie. Nous espérons aussi avoir favorisé une discussion plus ouverte entre les professionnels de la santé, les aidants et les enfants, lors de cette rencontre mais aussi pour l’avenir. Surtout, nous espérons avoir encouragé l’établissement et le renforcement d’un réseau de soutien pour les familles des enfants atteints d’AS. Enfin, nous voulions fournir aux familles une information complète sur le registre et sur d’autres recherches sur la maladie afin qu’ils puissent choisir d’y participer ou non en toute connaissance de cause. »

La très forte participation et les commentaires unanimement positifs de cette journée soulignent l’importance de la collaboration entre les hôpitaux, les centres de soins, les centres de recherche et les organismes sans but lucratif et illustre l’importance pour le suivi des personnes qui vivent avec une maladie neuromusculaire de la mise en commun de l’information et des ressources, non seulement pour ce qui est de la recherche mais aussi en termes de services. « Qu’il s’agisse du Hospital for Sick Children, du Holland Bloorview Rehabilitation Hospital ou de Dystrophie musculaire Canada, nous nous efforçons tous de fournir aux enfants et à leur famille de meilleurs soins centrés sur les patients », explique la Dre Amin. « Il est essentiels que des partenariats solides soient établis entre tous les hôpitaux et les OSBL pour faciliter les transitions de l’hôpital à la maison ainsi que pour soutenir ces familles dans leur milieu propre », ajoute la Dre Amin. « Ainsi, le soutien financier de Dystrophie musculaire Canada pour les technologies respiratoires facilite l’acquisition d’appareils d’assistance mécanique à la toux pour nos patients, ce qui améliore leur santé pulmonaire dans son ensemble et contribue à garder ces enfants à l’école et hors de l’hôpital. »

Et bien sûr, c’est là l’objectif ultime pour tous.

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Le Spinal Muscular Atrophy Family Education Day a été organisé conjointement par le SickKids Hospital et le Holland Bloorview Rehabilitation Hospital. Cette journée a été rendue possible par le généreux soutien de Dystrophie musculaire Canada, la SickKids Foundation, Fight SMA Canada et Lifetronics.

Pour plus d’information sur l’amyotrophie spinale et sur les autres maladies neuromusculaires, cliquez ici. Pour en savoir plus sur les programmes qu’offre Dystrophie musculaire Canada, nous vous invitons à contacter .

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