Les sections locales de Dystrophie musculaire Canada : assurer la prestation des services dans le milieu
Pleins feux sur la section locale de London
Nos sections locales sont la porte d’accueil de notre organisme dans la communauté. Elles réunissent des personnes ayant une maladie neuromusculaire, des membres de leur famille, leurs amis et d’autres personnes qui ont notre cause à cœur. Ces bénévoles dévoués se réunissent régulièrement pour s’aider les uns les autres, s’informer, sensibiliser les gens de leur milieu et recueillir des fonds pour soutenir notre mission, le tout dans un climat de franche camaraderie et de bonne humeur.
Les sections locales permettent l’accès à toute une gamme de services. Bien que nos sections locales se soient bâti une excellente réputation, celle de London, en Ontario, s’est particulièrement distinguée ces derniers temps en remportant le titre de Section locale de l’année 2008 pour ses efforts visant à joindre les familles de la région touchées par une maladie neuromusculaire. Qu’il s’agisse d’organiser une rencontre d’information ou de mettre sur pied des groupes de soutien, la section locale de London n’est jamais en reste. Le nombre de ses membres est passé de 27 en 2004 à 45 aujourd’hui. Cette section a aussi grandement dynamisé son conseil de direction, auquel participe 30% des membres.
La présidente, Judy Germond, a joué un rôle de visionnaire et de leader au sein de l’équipe de London. Elle s’est jointe à Dystrophie musculaire Canada il y a douze ans, après que son petit-fils ait reçu un diagnostic de dystrophie musculaire de Duchenne. Présidente depuis dix ans, Judy s’est donné comme mission de créer un climat chaleureux et accueillant pour tous ceux qui frappent à la porte de la section locale. « Tout d’abord, je rencontre chaque nouveau client et sa famille. Je réponds à toutes leurs questions et tente de dissiper leurs inquiétudes tout en évitant de les traumatiser en leur donnant trop d’information. Je crois que cette touche personnelle permet à la section de maintenir un climat positif », affirme Judy. Elle croit que l’information est un aspect essentiel de toute intervention et c’est justement par cet aspect que la section locale de London se distingue plus particulièrement.
La section locale organise chaque mois des conférences et sessions d’information sur des thèmes variés, depuis les endroits où se procurer des fournitures médicales jusqu’à une réflexion sur l’image des personnes handicapées dans les médias et le cinéma. « Nos conférenciers partagent leurs connaissances et leurs points de vue sur une variété de sujets. Parfois, il est question d’une maladie neuromusculaire en particulier. En d’autres occasions, nous discutons de sujets à caractère social. C’est une façon simple pour nos clients de s’informer mais aussi de se percevoir d’une manière différente. Il est bon que les gens oublient leur handicap de temps à autres », déclare Bob Loveless, responsable du programme de conférences. Bob parle d’expérience puisqu’il est atteint de myosite à corps d’inclusion, mais cela ne l’empêche pas de faire ce qui importe le plus pour lui. « Je dirais que tout revient à la communication! »
La section locale de London est aussi très fière du dynamisme de ses groupes de soutien. Marg Bacon, qui a le syndrome de Guillain Barré, s’implique auprès de la section locale depuis plus de 14 ans. « J’apprécie les amitiés et les liens professionnels que je tisse ici », affirme Marg, qui est aussi travailleuse sociale.
Selon Herman Bergman, lui aussi atteint de myosite à corps d’inclusion, les personnes rencontrées au sein de la section locale ont changé sa vie pour le mieux. « Je me suis joint à cette section locale parce que je voulais en savoir davantage sur ma propre situation. Je croyais que j’étais le seul à avoir des problèmes, mais ce n’est pas le cas. Socialiser avec des personnes qui me comprennent est excellent pour ma santé mentale. »
Comme le résume la présidente Judy Germond « Tout se rapporte à ce que nous pouvons faire ensemble. »











