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LE « BLUES » DE L’HIVER OU AUTRE CHOSE?

stock_man-in-wheelchair-in-snow-smallEn hiver, il est courant de ressentir une légère déprime. Entre les journées plus courtes, le froid et la folie des Fêtes, ces mois peuvent s’avérer difficile pour certains, particulièrement pour ceux qui vivent avec une incapacité.

Il est cependant important de se rappeler que vous n’êtes pas seul. Que vous vous sentiez déprimé ou anxieux à la suite de mauvaises nouvelles, d’un nouveau diagnostic ou simplement parce que c’est l’hiver, ou si vous ressentez ces sentiments chaque jour, il y a des gens qui peuvent vous aider.

Dans un article intitulé Transcending Fear and Anxiety (« Transcender la peur et l’anxiété ») paru dans le magazine Quest, Kristal Hardin décrit pourquoi les personnes atteintes de maladies neuromusculaires peuvent se sentir déprimées ou anxieuses :

« La dystrophie musculaire gruge nos capacités physiques, parfois si lentement qu’on ne s’en rend compte qu’une fois que celles-ci ont disparu, et cela peut atteindre tant notre équilibre mental qu’affectif. On peut ressentir de la détresse, de la déprime et se sentir dépendant de toute aide qui se présente. »

« À mesure que la maladie ravage notre système musculaire, nous essayons de prendre la mesure de nos limites, et cette incertitude peut engendrer de la peur et de l’anxiété. Mais notre désir inné d’autonomie nous pousse à tester nos limites physiques. »

Comme le suggère Donna Shryer dans New View, un autre article du magazine Quest, ces sentiments ne sont pas des symptômes de notre maladie mais plutôt un effet secondaire de la vie avec elle :

« La plupart des gens conviennent que le fait de vivre avec une incapacité physique, qu’il s’agisse d’une forme de dystrophie musculaire ou d’une maladie cardiovasculaire, puisse déclencher l’anxiété et la dépression. Mais il est essentiel de se rappeler que ces sentiments ne sont pas des symptômes physiologiques de la maladie : ce sont plutôt les effets secondaires de la vie avec ces maladies et de toutes limitations physiques qui y sont associées. »

Prenons par exemple une maladie musculaire : la perte de tissu musculaire et la progression de la faiblesse musculaire peuvent entraîner des sentiments de solitude résultant de l’isolement social, de la peur de l’avenir et du deuil que nous devons faire de l’avenir que nous avions envisagé. De plus, certaines personnes sont prédisposées aux troubles de l’humeur, quel que soit leur état de santé physique. « La dépression est liée à un éventail de facteurs et nous ne devrions jamais présumer que l’anxiété ou la dépression font naturellement partie de l’incapacité », insiste Danielle Sheypuk, Ph.D., une psychologue clinique de New York atteinte d’amyotrophie spinale.

Alors, que pouvez-vous faire si vous éprouvez de l’anxiété ou de la dépression? L’article de la Dr Shryer offre certaines stratégies qui peuvent vous aider, par exemple remettre les choses en perspective, maintenir vos liens avec les autres et vivre dans le présent. Consultez l’article complet (en anglais seulement) pour en savoir plus sur ces stratégies.

Si ces sentiments persistent, songez à consulter un professionnel de la santé. Nous vous invitons aussi à consulter le site de l’Association canadienne pour la santé mentale  pour plus de ressources. Enfin, si vous souhaitez consulter des professionnels près de chez vous, n’hésitez pas à contacter le personnel des services aux clients de Dystrophie musculaire Canada.

Surtout, rappelez-vous que vous n’êtes pas seul, que l’anxiété et la dépression ne sont ni inévitables, ni insurmontables et qu’il y a des gens qui peuvent vous aider.

 

Voici quelques ressources supplémentaires :

http://sante.gouv.qc.ca/dossiers/dossier-sante-mentale/

http://www.mouvementsmq.ca/

http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/accueil.html

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